Depuis février 2001 l’association « les Routes de l’Avenir » présidée par Laurent Cabrol, appuie toutes les initiatives qui favorisent la réalisation d’une route à 2 X 2 voies entre le Sud du Tarn et l’agglomération toulousaine. Chacun sait qu’il s’agit d’une question de vie ou de mort pour notre bassin d’emplois !
Chers amis,
À partir du 23 octobre 2009 la Commission nationale du débat public (CNDP) organise plusieurs débats publics à Castres, Puylaurens, Verfeil... sur l'opportunité ou non d'un projet d'autoroute concédée qui nous placera à 45 minutes de Toulouse. Tous les Tarnais du sud doivent se mobiliser pour obtenir la réalisation de cet équipement indispensable à la survie économique et sociale d'un bassin de plus de 150.000 habitants.
Il y a cinq ans, le secrétaire d'État à l'Aménagement du territoire assurait que la partie urbaine de la liaison Castres-Soual (de Mélou à l’Agout) verrait le jour en 2008. Chacun peut constater qu'il n'en n'est rien. Il promettait également que la déclaration d'utilité publique sur l’ensemble de la liaison Castres-Toulouse serait prise à la fin de l'année 2006. Tel n'a pas été le cas. Pour aller du Tarn sud à Toulouse, les pièges d'une route d'un autre temps sont donc toujours au rendez-vous, même si en deux décennies l'itinéraire s'est enrichi de deux tronçons, les déviations de Soual et de Puylaurens.
Depuis près de quinze ans, nous nous battons pour que notre bassin ne soit plus à l'écart; pour que nos entreprises aient enfin accés aux services toulousains; pour que nous puissions, au même titre que les autres citoyens de Midi-Pyrénées, rouler sans risque vers la capitale régionale, que ce soit pour le travail, se soigner, se cultiver.
L'heure, nous dit-on, n'est plus aux autoroutes et, par là-même, aux transports routiers. Soit ! Mais quand il n'y a rien, doit-on se satisfaire du néant. Doit-on sacrifier un bassin de vie de plus de 150 000 habitants ? Doit-on jeter avec l'eau du bain ce qui fut le deuxième bassin industriel de Midi-Pyrénées ? Faut-il encore condamner les jeunes à prendre leurs cliques et leurs claques et allez voir là-bas s'il fait meilleur ?
Il n'y a pas d'autres solutions pour sortir de l'enclavement qu'une voie rapide entre le Tarn sud et Toulouse. Nous ne sommes pas des inconditionnels de l'autoroute. Nous considérons seulement que pour notre petite région, sa réalisation est une question de vie ou de mort.
À la fin de l'année 2008, les ministres Borloo et Bussereau avaient rappelé l'intérêt et la néccessité d'accélérer le processus de mise à deux fois deux voies par la mise en concession de l'itinéraire. Ils évoquaient également « l'intérêt d'accompagner une dynamique territoriale renforcée depuis la création du pôle de compétitivité « cancer-bio santé » mais encore fragile ». Enfin, ils soulignaient que l'axe Tarn sud-Toulouse, était capable d'offrir une alternative de développement à la métropole toulousaine en voie de saturation ».
Tout est dit...
Laurent CABROL

QUATRE RAISONS POUR DÉSENCLAVER
1- La sécurité routière
Selon la sécurité routière, le Tarn est un des départements les plus accidentogènes de France
Les progrès remarquables enregistrés ces dernières années en France sont essentiellement le fait d'une politique très repressive. La récente opération « 12000 lumières pour 12000 vies sauvés » organisée récemment à Mazamet en a d'ailleurs démontré l'utilité. Reste qu'au bout d'un certain temps, la raison et la peur du gendarme finiront par montrer leurs limites face à un problème constant : la médiocre qualité des infrastructures routières.
Il n'y a donc aucune raison pour que les habitants du Tarn sud risquent plus leur vie en prenant la route que ceux d'Albi, Auch, Tarbes ou Montauban, pour ne parler que des Midi-Pyrénéens car il y a quatre fois moins d'accidents sur une autoroute. C'est une simple question d'égalité entre habitants de territoire différents. Nous demandons à être aussi bien traités que les autres, ni plus ni moins. C'est un droit. C'est notre droit.
2- L'emploi
Sans autoroute, nous manquons d'attractivité pour attirer des entreprises.
Le Tarn sud demeure une référence industriel avec de nombreuses entreprises très performantes dans divers domaines (pharmacie, mécanique, chimie ...). L'agglomération Castres-Mazamet est souvent citée comme une référence en matière de Technologies de l'information et de la communication (TIC) grace à son réseau métropolitain en fibre optique, son téléport et les services associés. Mais c'est aussi une région qui a été frappée de plein fouet par l'effondrement de l'industrie textile. Si entre 1993 et 2006 les nouvelles technologies de communication ont permis la création de 4000 emplois, dans le même temps le bassin en voyait s'évanouir 6000 dans le textile.
Or à la même époque, les agglomérations de Montauban et d'Albi étaient en nette progression démographiques et économiques profitant incontestablement de l'aspiration toulousaine grâce à l'autoroute.
3 – L'aménagement du territoire
Le grand Toulouse a besoin d'air. Le Tarn sud peut-être son poumon.
Et si l'on voyait les choses autrement ? Et si l'autoroute permettait à Toulouse de mieux respirer ? Densification, étalement urbain, difficultés de circulation, problèmes d'habitat… Le risque d'étouffement est grand. D'où l'intérêt d'aller chercher des « poumons » annexes dans le tissus de villes moyennes qui entoure la « Ville rose. ». Le bassin de Castres-Mazamet pourrait offrir des conditions inégalables sous réserve d'avoir une liaison sécurisée avec la Capitale régionale. le Tarn sud possède des infrasructures sanitaires et sociales de premier plan, un réseau équilibré de collèges et lycées, un aéroport, un enseignement supérieur très spécialisé et réputé et un pôle recherche, notamment dans le domaine médical, des réserves foncières et un habitat de qualité. Toulouse, au bord de l'étouffement aurait tout à gagner avec la mise en service d'une deux fois deux voies. À l'heure des grands choix, l'aménagement d'une deux fois deux voies entre le sud du tarn et Toulouse, apparaît nettement plus utile et bien moins dévastateur pour l'environnement que le projet d'autoroute transpyrénéenne entre la capitale régionale et Barcelone via la vallée de l'Ariège. Cette option est également bien moins onéreuse que l'aménagement de nouvelles zones d'accueil à Toulouse et à sa périphérie dont la principale conséquence est de vider les campagnes Midi-Pyrénées.
4- L'environnement
Une autoroute aura moins d'impact qu'une route classique
Évoquer des raisons environnementales pour justifier de l'implantation d'une autoroute peut apparaître soit comme une gageure, soit comme une provocation. Et pourtant ! Ce ne serait pas voir plus loin que son nez que d'imaginer qu'une autoroute construite aujourd'hui peut contribuer à la protection de l'environnement dans 10 ans. Les transports routiers (légers ou lourds), associés à la pollution et au réchauffement climatique, représentent aujourd'hui 65% de la consommation française de produits pétrolier. Qu'en sera-t-il demain alors que l'industrie automobile a entrepris une mue radicale ? Dans quelques années nos automobiles fonctionneront avec de nouvelles formes de « carburants » : électricité, hydrogène. Et leur impact sur l'environnement, toutes les études le montrent, sera loin d'être le même qu'aujourd'hui.
Reste qu'il y aura au moins autant de véhicules, sinon plus. Or, en terme de nuisance et de sécurité, à trafic égal l'autoroute est toujours préférable à une voie classique Elle le sera d'autant plus que l'usage de l'automobile sera rationnalisée, tant par la loi (limitation obligatoire des emissions de CO2, de la vitesse…) que par la pratique quotidienne des usagers. Dans tous les cas, les études le montrent, l'autoroute a moins d'impact sur l'environnement que la route classique.
Reste les conséquences sur le paysage et la bio-diversité. Elles existent, c'est vrai, comme tout projet humain. Il convient donc de les appréhender le plus tôt possible afin qu'elles soient le moins gênantes possible. On ne fait plus d'autoroute comme hier. Les nouveaux tronçons mis en service en France sont aujourd'hui exemplaires d'un point de vue environnemental. Les études d'impact obligatoires liées au projet autoroutier les mettront en évidence. A cet égard la déviation de Puylaurens se révèle être un excellent laboratoire. Hormis le paysage lui-même légèrement modifié par la traversée de la quatre voies, cette dernière n'a eu aucune conséquence majeure sur l'environnement. Nombre de précautions avaient été prises et personne aujourd'hui ne regrette cet équipement, ni les Puylaurentais, ni les usagers de l'axe Tarn-sud-Toulouse qui ont vu sauter un point noir.
L'origine du mal
Dans les années 1980, l’autoroute Toulouse-Albi était choisie au détriment du tracé Toulouse-Réalmont-Castres-Albi pourtant souhaité par le ministre de l’Équipement de l’époque, Maurice Faure et soutenu par l’ensemble des élus du Tarn Sud. Ces derniers avaient même évoqué à l'époque un projet d’un aéroport à Réalmont, proche de cet axe ,capable de « seconder » Toulouse-Blagnac et d'apporter un véritable service au département.
Le Tarn Sud devenait doublement handicapé. D’une part, il restait à l’écart des grandes voies de communication, de l'autre ses automobilistes devaient acquitter la même somme (8F) que les voitures venant d’Albi pour un service quasiment nul.
Élargissement de la route ou nouveau tracé ?
La question se pose depuis longtemps mais il s'avère que l'autoroute est préférable à la mise à 2X2 voies de l'itinéraire actuel.
Tant financièrement que techniquement, l'élargissement est rédhibitoire.
- Il suppose de faire des aménagements dans des zones d'habitat avec comme conséquences plus d'expropriation, plus de nuisances, plus de pollution à proximité des habitations;
- Il mêle le flux de circulation local et le transit, nécessite de nombreux accès et augmente donc la dangerosité. Au contraire l'autroute capte le trafic Tarn-Sud-Toulouse et réserverait à l'actuel RN126 la desserte locale;
- Il augmente la pression urbanistique à proximité du tracé et, conséquence, le risque de grignotage et de mitage de l'espace rural et agricole. L'autoroute consommerait certes de l'espace agricole, mais de façon fixe et contrôlée et permettrait une structuration plus cohérente des territoires traversés puisqu'il n'a pas dimpact urbanistique sur la totalité du tracé maius uniquement sur les secteurs d'échange;
- Il s'inscrit dans le prolongement des aménagements déjà réalisés en 15 ans et 3 contrats de plan, soit 11,5 km (déviations de Soual et Puylaurens), soit moins d'un km par an. À ce rythme il faudrait 48 ans pour réaliser les 37 km restant. Et ce, sans compter la réréfaction des fonds publics.
Route et rail sont complémentaires
On entend évoquer l'argument que la route serait « passée de mode » et qu'il faudrait désormais tout miser sur le rail. Evidemment, le chemin de fer à ses mérites, mais il ne peut être la panacée.
Le territoire s'est déjà engagé dans une amélioration des liaisons ferroviaires avec Toulouse, avec aujourd'hui plusieurs liaisons par jour. Reste qu'un train qui roule avec peu de passagers entraîne une dépense énergétique bien supérieure à celle de plusieurs voitures pour un même trajet.
Par ailleurs, le rail a un coût non négligeable pour la collectivité territoriale. Il se pose, de la même manière que pour la route, la question de son financement. Ainsi, le prix du billet représente-t-il au maximum 30 à 35 % du coût global, la différence étant prise en charge par le Conseil Régional. Il faut souligner le coût pour le contribuable du maintien du ferroviaire : il est très loin d'être négligeable.
Il faut enfin souligner que ni Revel, ni Puylaurens, ni Cuq Toulza, ni Verfeil ne sont desservis par une voie ferrée.
Mobilisation décisive
Il va de soi que la mobilisation ou non des partisans d'une liaison autoroutière enre le Tarn sud et Toulouse ne sera pas sans conséquences. C'est clair, l'automne sera décisif et doit permettre d'arracher une décision vitale pour nos emplois et notre économie. Plusieurs débats vont être organisés. Nous vous en communiquerons les dates et les lieux sur ce site lesroutesdelavenir.org
NOUS DEMANDONS LA RÉALISATION DANS LES QUATRE ANS D'UNE LIAISON AUTOROUTIÈRE QUI NOUS PERMETTE DE GAGNER TOULOUSE EN 45 MINUTES DANS LES MEILLEURES CONDITIONS DE SÉCURITÉ
LES COORDONNEES DE L'ASSOCIATION |
Les Routes de l’Avenir
B.P : 222
81106 Castres cedex
Tel : 05 63 71 80 35
Son Président :
Laurent Cabrol